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L'avatar des prophètes

L'avatar des prophètes
L'avatar des prophètes
Ou
Acte de la révélation

Au lieu de me lamenter sur ces couleurs hésitantes au travers d'une honteuse exhibition murale, entouré du silence amorphe de l'aube, au lieu de toujours cracher sur le monde, pourquoi ne pas aller plutôt danser sur vos tombes?

Ces doutes que me souffle ma folie exhumée me rendent néant ambulant, errant dans le ville ébréchée, menaçante et indifférente.

Ne pas oublier qui tu cherches, sinon c'est l'intervalle du diable sans fin, le diabolus in musica de ta petite vie bien rythmée.

A la lumière d'un terne clair de terre, qu'est-ce qui mérite encore notre mort?

Tout crie, me froisse et me déchire pour entendre enfin une vérité grinçante, mais de ma bouche ne sortent que des mots émoussés, inoffensifs...

Encore ivre de mes idéaux, je m'enveloppe dans ton amour sculpté qui me laisse dépourvu dès que le doute m'enflamme.

Rien à ajouter? Si, encore beaucoup : tout revêt la fade couleur du déjà-vu.

Mes yeux en deuil te pleurent déjà, ma romance à l'agonie. Ils me rappellent que si je te perds, le soleil ne s'en couchera pas moins ce soir, pour se lever au matin comme si de rien n'était.

Et dans un souci de justesse, je mime pitoyablement mes mots, il n'y a pas d'âge pour apprendre à souffrir, les larmes n'attendent pas de douce mélodie pour s'étirer.

Je me réjouissais presque de cette souffrance parce qu'elle me faisait exister, me donnait une vie, une raison d'agir. Son intensité comblait mon quotidien.

A mon réveil, quelques mots restaient faiblement accrochés, et pendaient à mes lèvres : L'Avatar de prophètes. Je suis l'avatar de prophètes C'est-ce que m'a dit le rêve, c'est ce qui se dit en bas. Car les mots m'avaient été comme soufflés par une ombre pendant mon sommeil, pour jaillir dès que j'ouvrirais les yeux.
Attendons demain pour que se prolonge ce rêve éveillé.

# Posté le mercredi 15 mars 2006 02:47

Modifié le vendredi 20 février 2009 05:30

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