Premiers pas dans une boue de lettres
Sache-le : nous sommes tous des solitaires perdus dans un flot d'inconnus. Notre solitude ne naît pas du manque, mais de l'abondance. Ces regards qui ne font que tourner autour de nous, pour s'oublier un peu, en quête de surprise et de renouveau : ceux qui croient tout connaître et qui se tournent vers le passé. Faisons abstraction de ces mélodies simplistes et sensées, comme ces refrains entêtants que l'on entend jusque dans notre propre symphonie.
« Toujours trouver un juste milieu entre le propos qui met en évidence le point de vue, et celui qui le dissimule complètement. Le lecteur ne voit pas plus quand on le plonge dans le noir que quand on lui envoie la lumière dans les yeux. ». Voilà ce que me dictait ma jeunesse raisonnable. Mais aujourd'hui, je sais que le lecteur n'a pas besoin de comprendre pour voir. La réalité apparaîtra à ses yeux dans un mouvement de fusion avec l'œuvre.
Débrouille-toi, le Ciel ne t'aidera pas.
Chaque pas qui m'éloigne de toi est une torture. La vie n'en est pas meilleure. Une sorte de long prélude à la mort. Ecoute le cri du pistolet lorsque tu le colles sur ta tempe et presses la détente. Net avec un grand N.
Retour en arrière, enfance, naissance, et avant ? On chantonne et on frémit sur l'air du souvenir et de l'illusion de ce paradis perdu. Cette conscience surgie de nulle part, et que l'on n'a jamais souhaitée, que va-t-on décider d'en faire, que vont-ils décider d'en faire ?
Et on s'invente un souvenir, et on se dit que c'était bien, un Adam ou une Ève expulsé du paradis, qui n'en retrouve qu'un chemin de fumée, et qui découvre le monde réel, et aussi comme ces générations qui regarderont en arrière en se disant que leurs parents ont eu de la chance d'y vivre, mais sans finalement rien en savoir. Et en essayant de se souvenir, on se sent comme après une fête réussie, que l'on aurait voulu voir durer éternellement...
Tends ta main vers moi une dernière fois, et ne m'oublie pas, ne m'oublie plus. Partagé entre les rêves d'enfant, de bonheur innocent et éternel, et ceux de l'adulte, hésitant et malhabile, réfléchi et pourtant passionné. Ça y est, tu connais l'amour ? Tu es perdu.
Il y a des problèmes sans solution. Tout n'est qu'illusion. Un geste du magicien, et la blanche colombe n'est plus qu'un vieux corbeau aigri. Et tout le monde applaudit. On n'en a pas spécialement envie, mais c'est écrit sur les panneaux et on passe à la télé, ce n'est pas rien.
Le fond ou la forme, n'importe que la vérité subjective que l'on peut faire découvrir au monde, exhibant ses fantasmes et ses pensées.
Se battre pour réussir, et pouvoir se payer le plus beau cercueil et sa place au Père Lachaise. Toujours faire mieux que son prochain pour avoir l'esprit tranquille et pouvoir enfin s'offrir tout ce dont on n'a plus l'usage...
5, 4, 3, 2, 1... Atterrissage. Comprend qui veut...
Sache-le : nous sommes tous des solitaires perdus dans un flot d'inconnus. Notre solitude ne naît pas du manque, mais de l'abondance. Ces regards qui ne font que tourner autour de nous, pour s'oublier un peu, en quête de surprise et de renouveau : ceux qui croient tout connaître et qui se tournent vers le passé. Faisons abstraction de ces mélodies simplistes et sensées, comme ces refrains entêtants que l'on entend jusque dans notre propre symphonie.
« Toujours trouver un juste milieu entre le propos qui met en évidence le point de vue, et celui qui le dissimule complètement. Le lecteur ne voit pas plus quand on le plonge dans le noir que quand on lui envoie la lumière dans les yeux. ». Voilà ce que me dictait ma jeunesse raisonnable. Mais aujourd'hui, je sais que le lecteur n'a pas besoin de comprendre pour voir. La réalité apparaîtra à ses yeux dans un mouvement de fusion avec l'œuvre.
Débrouille-toi, le Ciel ne t'aidera pas.
Chaque pas qui m'éloigne de toi est une torture. La vie n'en est pas meilleure. Une sorte de long prélude à la mort. Ecoute le cri du pistolet lorsque tu le colles sur ta tempe et presses la détente. Net avec un grand N.
Retour en arrière, enfance, naissance, et avant ? On chantonne et on frémit sur l'air du souvenir et de l'illusion de ce paradis perdu. Cette conscience surgie de nulle part, et que l'on n'a jamais souhaitée, que va-t-on décider d'en faire, que vont-ils décider d'en faire ?
Et on s'invente un souvenir, et on se dit que c'était bien, un Adam ou une Ève expulsé du paradis, qui n'en retrouve qu'un chemin de fumée, et qui découvre le monde réel, et aussi comme ces générations qui regarderont en arrière en se disant que leurs parents ont eu de la chance d'y vivre, mais sans finalement rien en savoir. Et en essayant de se souvenir, on se sent comme après une fête réussie, que l'on aurait voulu voir durer éternellement...
Tends ta main vers moi une dernière fois, et ne m'oublie pas, ne m'oublie plus. Partagé entre les rêves d'enfant, de bonheur innocent et éternel, et ceux de l'adulte, hésitant et malhabile, réfléchi et pourtant passionné. Ça y est, tu connais l'amour ? Tu es perdu.
Il y a des problèmes sans solution. Tout n'est qu'illusion. Un geste du magicien, et la blanche colombe n'est plus qu'un vieux corbeau aigri. Et tout le monde applaudit. On n'en a pas spécialement envie, mais c'est écrit sur les panneaux et on passe à la télé, ce n'est pas rien.
Le fond ou la forme, n'importe que la vérité subjective que l'on peut faire découvrir au monde, exhibant ses fantasmes et ses pensées.
Se battre pour réussir, et pouvoir se payer le plus beau cercueil et sa place au Père Lachaise. Toujours faire mieux que son prochain pour avoir l'esprit tranquille et pouvoir enfin s'offrir tout ce dont on n'a plus l'usage...
5, 4, 3, 2, 1... Atterrissage. Comprend qui veut...
